Propriété KéMag
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Géologie
Historique de l’exploration et du développement
La propriété KéMag se situe immédiatement à l’ouest du lac Harris et du lac Gillespie. Entre 1949 et 1958, la Compagnie minière IOC a mené des travaux de cartographie, d’échantillonnage et de forage sur le territoire pour repérer les gisements riches en minerai de fer DSO autour de la région du gisement KéMag. En 1968, IOC a effectué une étude d’intensité magnétique résiduelle au gisement de taconite des régions du lac Harris et de la rivière Howells. En 1971, IOC a procédé à des levés électromagnétiques et magnétiques aériens sur une superficie de 518 km² entre les lacs Astray et Gillespie, où se trouve le gisement KéMag. Bien qu’elle ait connu l’existence d’une anomalie magnétique dans le secteur du gisement KéMag, IOC n’a entrepris aucune étude complémentaire par la suite. NML a fait l’acquisition des titres miniers de ce secteur en 2004.
Minéralogie et minerai
La formation de fer du bassin du lac Harris et de la rivière Howells se compose essentiellement de lits de magnétite interstratifiés de chert recristallisé et de jaspe. On y trouve également des traces de martite (magnétite oxydée) et d’hématite. La gangue contient principalement des silicates de fer, en particulier de la minnesotaïte et du stilpnomélane, et des carbonates de fer. La roche à grain fin est dure. L'unité PGC (Chert gris-rose) est la plus riche en magnétite (concentration constante). Les unités LC (Chert faible) et JUIF (Formation ferrifère récente) renferment également les plus fortes concentrations de magnétite, tandis que l’hématite est plus répandue dans les sous-unités LRC (Chert rouge antérieur), URC (Chert rouge récent) et JUIF.
Les silicates de fer sont courants dans les unités LC et LIF (Formation ferrifère antérieure) qui contiennent également de la sidérite, un carbonate de fer, et une quantité négligeable de carbonate de manganèse. Des couches de goéthite et de limonite recouvrent les surfaces fracturées, vraisemblablement le résultat de l’infiltration de l’eau dans le sol. La magnétite contenue dans la taconite constitue le principal minéral métallifère. La teneur moyenne en fer de la roche est d’environ 31 %, constituée à 90 % de magnétite. Pour obtenir le concentré, on procède au broyage fin du minerai puis à la séparation magnétique.
Forage
Des travaux exploratoires de forage au diamant ont eu lieu dans une partie de la propriété, d’une distance longitudinale de 9,5 km dans l'axe nord-ouest‑sud-est. Les résultats ont démontré que la formation ferrifère s'étend au‑delà des limites de la propriété. Le tableau suivant présente les détails des activités de forage menées par NML en 2006, en 2007 et en 2008 :
|
Année |
Nbre de trous |
Total m |
|
2006 |
29 |
3 633,6 |
|
2007 |
45 |
4 883,6 |
|
2008 |
15 |
2 216,0 |
|
Total |
89 |
10 733,2 |
Ressources
À partir des activités de forage réalisées de 2006 à 2008, la société de conseil SGS Geostat a classifié les ressources selon une teneur de coupure DTW de 18 %. Le tableau qui suit en présente les détails :
|
Catégorie |
Tonnage (million) |
DTWR* (%) |
Teneur en Fe du minerai brut (%) |
Concentré |
|
|
Fe (%) |
SiO2 (%) |
||||
|
Mesurée |
1 538 |
26,26 |
31,2 |
69,27 |
2,71 |
|
Indiquée |
911 |
26,45 |
31,38 |
69,59 |
2,60 |
|
Mesurée et indiquée |
2 448 |
26,33 |
31,27 |
69,39 |
2,67 |
|
Inférée |
1 014 |
26,73 |
31,15 |
69,17 |
2,81 |
* DTWR : récupération en poids de magnétite dans un tube de Davis
Exploitation minière
Le gisement de fer KéMag devrait faire l’objet d’une exploitation à ciel ouvert conventionnelle au moyen de camions et de chargeuses-pelleteuses. Après les travaux de forage et de dynamitage, le tout-venant (ROM) sera acheminé par camions jusqu'aux concasseurs primaires situés au bord de la mine, à mi-chemin du gisement. Ce gisement en surface nécessiterait peu de décapage préalable à l’exploitation minière. Toutefois, la phase préparatoire devrait générer suffisamment de déblais miniers pour construire un bassin de retenue des résidus, une aire d’entreposage du ROM et d’autres ouvrages, notamment les routes d’accès au site.
Au terme des travaux de développement, la mine produirait annuellement 21,2 millions de tonnes de concentré, soit 14,2 millions de tonnes de concentré pour la production annuelle nominale de 15 millions de tonnes de boulettes; les sept tonnes de concentré restantes seront écoulées sur le marché des fines de bouletage. À partir des résultats des tests métallurgiques et de la modélisation géologique des lots, on estime le taux moyen de récupération en poids de magnétite dans un tube de Davis à 27,1 %, ce qui correspond à un taux de concentration de 3,68 tonnes de ROM pour une tonne de concentré. Selon ce taux, il faut donc extraire 78 millions de tonnes de minerai brut pour produire 21,2 millions tonnes de concentré par an.
Le gisement Kémag se compose de sept strates géoéconomiques de minerai de fer et chacune se caractérise par des propriétés physiques et chimiques différentes. Les sols extraits des différentes couches de la mine sont mélangés pour :
- obtenir une concentration de SiO2 inférieure à 3 %;
- dégager la valeur actualisée nette la plus élevée possible grâce à l’optimisation d’un rendement élevé en poids du minerai;
- alimenter le concentrateur en minerai de dureté constante pour le fonctionnement continu du processus.
Tracé optimal de la mine KéMag
Environnement
Une analyse préliminaire effectuée au début de 2009 a révélé qu’une partie des données de référence cumulées dans le cadre du projet LabMag pourrait servir à l’évaluation environnementale du projet KéMag. Par ailleurs, la collecte préliminaire des données pour ce dernier projet a été entreprise au début du printemps 2011, en même temps que le relevé de la faune aviaire. Ce projet comporte également un programme complet de collecte de données de référence qui a commencé à la fin de l’été 2011 et se terminer à l’été 2012.