Projet DSO

Développement du projet (le 7 mai 2012)

Tata Steel Minerals Canada Ltd. website

Certaines parties de l’information suivante reposent sur des hypothèses, des restrictions et des procédures. Pour plus d’information, veuillez vous référer à notre page légale.

Contexte

La stratégie de NML consiste à mettre en œuvre le Projet de minerai à enfournement direct (DSO pour Direct Shipping Ore) en premier, parce qu’il s’agit d’un projet à échelle réduite qui entraînera relativement peu d’investissements. Le Projet DSO permettra à NML de devenir une entreprise d’exploitation et de générer un flux de trésorerie à court terme. Le Projet DSO se développe sur une friche industrielle exploitée de 1954 à 1982, puis abandonnée par la Compagnie minière IOC en raison de conditions économiques mondiales défavorables et de la restructuration de l’industrie nord-américaine de l’acier. De plus, la demande pour les produits des mines de Schefferville avait chuté en raison de leur qualité relativement faible de 58 à 60 % de Fe. Environ 250 millions de tonnes de minerai sont demeurées enfouies à la fin de l’exploitation par IOC. NML a fait l’acquisition de 25 gisements, dont certains sont partiellement aménagés, contenant des ressources historiques estimées à 120 millions de tonnes. Diverses infrastructures sont déjà en place pour soutenir l’exploitation, notamment la ville de Schefferville, l’aéroport, la centrale hydroélectrique, les routes d’accès et les liaisons ferroviaires vers le port de Sept-Îles.

Le principal objectif de NML est d’accélérer l'exploitation de ses énormes ressources de taconite, mais Tata Steel, exploitant de longue date de mines de minerai de fer en Inde, préfère d’abord acquérir de l’expérience d’exploitation au Canada dans le cadre du Projet DSO avant de s'attaquer à l’ambitieux Projet Taconite. Le 24 septembre 2008, Tata Steel signe une entente avec NML offrant aux deux parties la possibilité de mener conjointement le Projet DSO, selon l’approbation d’une étude de faisabilité dont NML est responsable. En vertu des conditions de l’entente, Tata Steel absorberait les coûts en capital jusqu’à concurrence de 300 millions de dollars et ferait l’achat de l’ensemble de la production pour la durée de vie de la mine. En février 2010, NML finalise l’étude de faisabilité, dont les résultats démontrent la viabilité économique du projet. De plus, les essais menés à l’usine-pilote confirment que la transformation du minerai peut donner un produit de qualité offrant un minimum de 64,5 % de Fe et des impuretés primaires (SiO2 et Al2O3) de moins de 4,5 %. Ainsi, on estime le coût en capital à 335 millions de dollars et le taux de rendement interne à 21 % à un prix présumé de 64,5 $ E.-U./tonne. (Pour de plus amples renseignements, se reporter au communiqué de presse 10-02).

En septembre 2010, Tata Steel exerce son droit d’investir dans le Projet DSO. Se forme alors une coentreprise, nommée Tata Steel Minerals Canada (TSMC), pour la mise en œuvre du projet. Selon l’entente de coentreprise liant les deux parties, Tata Steel possède 80 % de TSMC et NML possède 20%. L’entreprise AECOM Technology Corporation (AECOM) de Montréal, au Québec, est nommée entrepreneure IAGC chargée de la construction. La production de minerai devrait débuter au cours du second semestre de 2012. Divers renseignements techniques et d’ingénierie tirés de l’étude de faisabilité du projet sont présentés dans les sections suivantes. Les rapports du Règlement 43-101 s’y rapportant se trouvent également en annexe (voir aussi la page légale de ce site Web).

Le Projet DSO est conçu pour produire de façon constante des produits de grande qualité qui devraient répondre aux exigences des clients, voire qui les dépassent. Tata Steel Europe a donc entrepris des essais de frittage, et les résultats ont été jugés satisfaisants. On a alors optimisé la conception de l’usine afin d’obtenir un taux élevé (>80 %) de récupération. La conception comporte plusieurs caractéristiques novatrices et facteurs de production servant à réduire les coûts d'exploitation de façon durable.

Citons :

  • une production prévue tout au long de l'année plutôt qu’une production saisonnière impliquant des infrastructures trop importantes;
  • le mélange dosé du minerai pour assurer l’alimentation constante de l’usine et une plus longue viabilité économique de la mine;
  • l’utilisation de calibreurs de minerai pour traiter plus facilement le minerai mou et collant;
  • l’assèchement de l’ordre de 2,5 % ou moins d’humidité afin de prévenir le gel durant l’hiver, en utilisant la chaleur résiduelle des génératrices au diesel;
  • l’utilisation de silos d’entreposage surélevés et d’un système de chargement rapide des wagons afin de réduire la durée totale du cycle. 

Géologie

Historique d’exploration et d’exploitation
La majorité des 22 gisements de NML sont répartis dans trois zones, qui furent à l’origine découvertes par des géologues travaillant pour la Labrador Mining and Exploration Co. Ltd (LM&E) et la Hollinger North Shore Explorations Ltd. (HNS). En 1949, la Compagnie minière IOC a été mise sur pied pour l’exploitation de tous les gisements repérés par LME et HNS. IOC a alors mené des travaux approfondis pour chacun des gisements dans le but de les catégoriser comme « mesuré », « indiqué » ou « inféré ». Lorsque IOC a mis fin à ses activités en 1982, ces gisements ont été abandonnés à divers stades d’exploitation et les droits de ces concessions minières ont expirés.

Depuis 2004, NML a fait l’acquisition de divers lots de concessions minières afin de réunir les gisements anciennement exploités ou possédés par IOC à Terre-Neuve-et-Labrador et au Québec, ainsi que d’autres sources potentielles de minerai à enfournement direct (DSO). Au fil de ses acquisitions, NML a d’abord mené des recherches préliminaires sur le terrain dans le but de délimiter l’étendue des gisements en localisant d’anciens trous de forage et puits de sondage ainsi que d’anciennes tranchées.
Gisements de minerai à enfournement direct (DSO)

Zone

Gisements au QC

Gisements à T.-N.-L.

2 et 3

Barney 1

Fleming 7N

 

Barney 2

Timmins 3N

 

Ferriman 4

Timmins 3S

 

Fleming 7 Ext.

Timmins 4

 

Fleming 6

Timmins 7

 

Lance Ridge

Timmins 8

 

Sawmill 1

 

 

Star Creek 2

 

 

Star Creek 3

 

4

Goodwood

Kivivic 1C

 

Kivivic 3S

Kivivic 2

 

Leroy 1

Kivivic 3N

 

Sunny 1

Kivivic 4

 

Sunny 3

Kivivic 5

Géologie régionale

Les propriétés DSO sont situées du côté ouest de la fosse du Labrador et sont composées de roches sédimentaires protérozoïques incluant des formations ferrifères, des roches volcaniques et une intrusion mafique appelée Le Supergroupe de Kaniapiskau. Celui-ci comprend le groupe de Knob Lake dans la partie ouest de la fosse, ainsi que la formation de Ruth et celle de Sokoman, où l’on trouve les principales sources de minerai de fer.

Types de minerai
    
Les gisements de minerai à enfournement direct s’étendent vers le nord-ouest/sud-est en formations ferrifères en failles très plissées. Le minerai se limite aux structures synclinales, encadrées d’un côté par des plis inversés à grand angle. Le minerai se forme par le retrait de silice/chert par les eaux météoritiques s’infiltrant dans les fractures et les plis, ainsi que par l’enrichissement secondaire en goethite. De façon générale, la teneur moyenne en fer du minerai DSO est passée d'environ 30 %, d’une formation ferrifère non lessivée, à 58%. Les minerais DSO se déclinent en trois types principaux se distinguant par leur couleur :
Le minerai de fer bleu : ce type de minerai est principalement dérivé de faciès oxydés et cherteux de la formation de fer. Il se compose d’hématite bleue à grain fin et de quantités moindres d’hématite rouge, de martite et de goethite. Le minerai peut être friable et granuleux ou former de gros morceaux durs.
Minerai jaune : ce minerai, aussi appelé « minerai jaune à brun », est dérivé de lithofaciès silicatés-carbonatés et se compose principalement de goethite, de limonite et de martite. Il est généralement d'apparence ocreuse et présente une forte proportion de particules de la taille des argiles.
Minerai rouge : ce minerai est principalement formé d’hématite rouge terreuse, de goethite, de silicates alumineux (argile) et de chert à grain très fin. Il est dérivé de la partie supérieure riche en fer de l'ardoise de Ruth.

Forage
La Compagnie minière IOC a mené des activités de forage d’intensité diverse sur le site de plusieurs des 25 gisements. Le tableau suivant présente le détail des activités de forage menées par NML depuis 2008.

Zone

Année

Gisement

Nbre de trous

Total en m

4

2008 et 2009

Goodwood

35

2 058,3

4

2008 et 2009

Autres gisements

108

4 081,2

2 et 3

2008 et 2009

Tous les gisements

91

4 934

Total

 

 

234

11 073,5

Ressources
À partir des activités de forage menées en 2008 et en 2009, on a classifié les ressources de cinq gisements de la zone 4 et de cinq autres des zones 2 et 3. Le tableau qui suit en présente les détails :

Zone

Gisement

Tonnage en Kt

% Fe

% Mn

% SiO2

Classification

4

Goodwood

36 000

59,05

0,17

7,3

Mesuré et Indiqué

821,5

53,32

1,20

13,91

Inféré

4

Autres gisements

15 093

59,29

0,188

9,91

Indiqué

3 964,4

58,85

0,28

11,03

Inféré

2 et 3

Tous les gisements

21 110,61

58,23

0,889

8,3

Indiqué

2 565,7

54,9

1,38

7,42

Inféré

            Total

 

72 203,6

58,86

0,383

8,14

M et I

7 351,6

56,86

0,76

10,09

Inféré

Le projet DSO de NML contient 64,1 millions de tonnes de réserves minérales prouvées et probables ainsi que 8,1 millions de tonnes de ressources minérales mesurées et indiquées d’une teneur moyenne de 58,8 % de fer respectivement, 7,2 millions de tonnes de ressources inférées d’une teneur moyenne de 56,8 % de fer, et de 40 à 45 millions de tonnes de ressources historiques actuellement non conformes au Règlement 43-101 (voir les CP 0903 du 11 février 2009, CP 0905 du 4 mars 2009, CP 0916 du 9 décembre 2009 et CP 1012 du 8 juillet 2010). À ce jour, aucune personne qualifiée n’a effectué de travaux suffisants pour permettre de considérer les ressources ou les réserves minérales visées par les estimations historiques comme actuelles. NML ne traite pas les estimations historiques comme des ressources ou réserves minérales actuelles et c’est pourquoi il ne faut pas s’y fier.

Prospection aéroportée par mesure de gravité et magnétométrie
Les gisements de minerai DSO sont composés de concentrations d’hématite, de martite, de goethite et de petites quantités de magnétite. Le contraste entre la densité de la zone minéralisée et celle de la roche encaissante constitue le principal facteur permettant de délimiter les cibles potentielles de gisements DSO à l’aide de la mesure de gravité. Ainsi, une anomalie marquée de la mesure de gravité coïncidant avec un faible résonnance magnétique au-dessus de la formation de fer indique une cible potentielle de minerai DSO.  
       
En septembre 2010, FUGRO Airborne Surveys a procédé à un relevé aérien gravimétrique et magnétométrique au-dessus des lots DSO situés dans les provinces de Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador. Les données recueillies ont été traitées par FUGRO et transmises à NML. L’expert-conseil en géophysique de NML a interprété les données et identifié plus d’une cinquantaine de zones cibles de minerai DSO à exploiter (voir CP 1103). Ces sites supplémentaires pourraient accroître potentiellement la durée de vie de la mine ou son taux de production. De plus amples renseignements seront fournis à la suite de recherches plus approfondies sur les sites concernés les plus prometteurs. 

EXPLOITATION MINIÈRE ET INFRASTRUCTURE DU SITE

Des 22 gisements du Projet DSO, 10 ont été forés conformément au Règlement 43-101. Dix gisements ont fait l’objet d’une étude de faisabilité, ce qui a permis de démontrer une durée de vie d’au moins 10 ans pour la mine. Les activités d’exploitation minière se dérouleront par exploitation de surface. Au moins deux fosses devraient être exploitées simultanément afin d’obtenir la teneur souhaitée par mélange dosé, ainsi que pour assurer la qualité du minerai. L’exploitation prendra probablement la forme d’activités conventionnelles de forage et de dynamitage, et emploiera des chargeuses frontales et des camions de transport d’une capacité de 135 à 165 tonnes. Des chargeuses frontales sur pneus serviront au chargement des camions en raison de leur adaptabilité et de leur mobilité. Pour réaliser les mélanges de minerai requis, l’équipement pourra aisément se déplacer d’une fosse à l’autre.

Le ratio de décapage devrait être de 1:1, et le rendement en poids pourrait être quant à lui supérieur à 80 % en usine. La direction estime le taux quotidien d’extraction à 28 000 tonnes. L’exploitation envisage de procéder par gradins de 10 mètres de hauteur. Le forage s’effectuera probablement à l’aide d’appareils de forage rotatifs pour trou de mine à grand diamètre permettant l’obtention de gradins à surface lisse. L’extraction de la majeure partie du minerai ne nécessitera pas de forage ni de dynamitage, car il devient friable après le lessivage et la météorisation de la roche. Toutefois, il faudra dynamiter les zones de déblais et de pergélisol. L’explosif employé sera probablement une émulsion pompée directement dans les trous de mine par le fabricant, puis sera mis à feu de façon séquentielle afin de minimiser le bruit et les vibrations.

Les gisements de minerai DSO de NML forment deux ensembles distincts, comme on le voit sur la carte. Durant les deux premières années, l’exploitation devrait être menée dans les zones 2 et 3, aussi appelées « région de Timmins ». L’usine de traitement et les autres installations devraient y être établies de façon permanente. Cette région faisait anciennement partie des activités de IOC et le site était une friche industrielle. Certaines des fosses ont déjà été assainies, des routes existent autour des fosses et en direction de Schefferville et une assiette de rails de grande qualité relie déjà le site prévu de l’usine et les points de jonction vers les voies ferrées existantes menant au port de Sept-Îles.

L’exploitation minière se déplacera ensuite au nord vers la zone 4, appelée « région de Goodwood ». C’est dans cette région que se trouve la majeure partie des ressources de NML. Une route de transport de 38 km sera construite pour acheminer le minerai par camion vers l’usine de traitement. Après l’étude de nombreuses propositions concernant l’emplacement de l’usine et la méthode de transport à employer, la décision finale de transporter le minerai par camion vers une installation de traitement située dans la zone 3 s’est révélée la plus économique. Bien que la zone 4 soit un nouveau site, le terrain y est relativement plat, avec un couvert forestier et aqueux minimal. La construction d’installations dans cette zone sera limitée au minimum nécessaire pour soutenir les activités d’exploitation.

Le Projet DSO devrait être en activité toute l’année, 24 heures par jour et 7 jours par semaine. Les travailleurs devraient probablement adopter un horaire par roulement formé de 14 quarts de travail de 12 heures, suivis de 14 jours de repos. Un camp d’une capacité de 200 personnes sera aménagé à proximité du site de l'usine; ce dernier comprendra des salles de repas et de loisirs, ainsi qu’un dispensaire. En raison du manque d’approvisionnement suffisant en hydroélectricité pour répondre aux besoins de la mine, un groupe électrogène au diesel devrait fournir l'énergie nécessaire aux activités. La chaleur résiduelle de l'échappement de ce système serait récupérée l’hiver et utilisée par l’usine de traitement.  

Traitement :
Le programme d’essai DSO a commencé en 2008. L’objectif était d'élaborer un schéma simplifié de traitement optimal qui permettrait d’atteindre les teneurs de produit requises à un taux de rendement acceptable. Les essais ont été menés à l’aide d’échantillons en vrac recueillis à la surface de 10 gisements sélectionnés. Ces gisements avaient été choisis selon le plan de la mine, afin d’assurer la représentativité des essais. Ainsi, lesdits échantillons représentaient les trois types de minerai – bleu, jaune et rouge –, et les essais visaient à déterminer les caractéristiques métallurgiques propres à chacun. Au total, de 10 à 11 tonnes d’échantillons en vrac ont servi aux essais.
Un programme d’essai détaillé a été conçu pour évaluer les caractéristiques chimiques, physiques et métallurgiques des différents types de minerai et des différents sites, afin d'élaborer un programme de mélange permettant d’assurer une qualité uniforme des produits de l'usine. Les résultats d’essai ont servi à la sélection et à la conception d’équipement de traitement approprié pour affiner le minerai conformément aux spécifications. Des quantités adéquates de produit ont été traitées à l’aide d’options sélectionnées du schéma aux fins d'évaluation métallurgique par le client.
Les essais ont été menés dans différents laboratoires indépendants ainsi que dans des installations exploitées par des fournisseurs d’équipement et de technologie. Antérieurement, peu d’essais avaient été effectués concernant l’affinement du minerai à enfournement direct (DSO) au Canada, et les caractéristiques de libération de ces types de minerai ne sont pas bien documentées. NML a donc entrepris un programme d’essai très complet dans le but de cerner la réaction du minerai durant le traitement et de sélectionner les appareils d’enrichissement permettant d’affiner efficacement le minerai selon la teneur recherchée. La collaboration entre NML, son partenaire Tata Steel, les laboratoires et les fournisseurs a donné lieu à un procédé à faible coût d’exploitation présentant un taux de récupération de produit supérieur à 80 %.

Schéma de traitement par hydroclasseur et spirales – option par séparation magnétique humide haute intensité

L’usine de traitement comprendra trois secteurs principaux consacrés à la calibration du minerai, au traitement et à l'assèchement, ainsi qu’à l’entreposage et au chargement. Les camions en provenance de la mine alimenteront directement la station de calibrage de minerai, qui sera située à proximité de l'usine de traitement. Le minerai calibré serait alors transporté vers un réservoir intermédiaire avant d’être acheminé à un débourbeur. Les boues de lavage, passées au crible, se diviseront en deux parties. La partie grossière alimenterait les tables à secousses d’affinement, tandis que la partie fine serait pompée vers le circuit d’affinement par gravitation, composé de spirales et d’hydroclasseurs produisant un concentré final. Les rejets devraient être traités dans le circuit de séparation magnétique humide à haute intensité (WHIMS), qui en récupérera les particules fines d’hématite en tant que superfines.
L’été, les produits filtrés seront acheminés directement aux bacs de stockage prévus à cette fin dans la zone de chargement. L’hiver, l’humidité du gâteau de filtre serait réduite afin de prévenir le gel du concentré dans les wagons à minerai. Le système de chargement est conçu pour remplir un train de 240 wagons tous les deux jours. Les deux produits devraient être chargés sur le même train au rythme de 4 000 tonnes/heure. 

Transport ferroviaire vers le port
Quatre liaisons ferroviaires différentes servent à transporter les produits des mines au port :

  • Un premier embranchement ferroviaire de 20 km relie l’usine de la région de Timmins et la ligne de Transport Ferroviaire Tshiuetin inc. (TSH) située au sud de Schefferville. Cet embranchement sera entièrement construit au Québec, ce qui en fera une voie ferrée de compétence provinciale. Il est envisagé de confier l’exploitation des trains sur cet axe en sous-traitance à une tierce partie indépendante. Il est prévu qu’un train chargé de minerai quitte l’usine tous les deux jours puis qu’il y ramène les matériaux et fournitures nécessaires à l’exploitation.
  • Lorsque le train atteindra la ligne TSH, le relais des opérations sra pris par TSH qui assurera le transport du sud de Schefferville jusqu’à la voie secondaire d’Emeril, à proximité de Ross Bay Junction, soit une distance d'environ 205 km.
  • Un point de transit serait aménagé à Emeril, près de Ross Bay Junction, afin de permettre de remplacer les locomotives du train exploité par TSH par des locomotives de la Compagnie de chemin de fer du littoral nord du Québec et du Labrador inc. (QNSL pour Quebec North Shore and Labrador Railway). La troisième section, qui compte 347 km, appartient à la QNSL; les trains qui y circuleront seront donc exploités par cette dernière.
  • Le dernier axe se trouve à Arnaud Jonction près de Sept-Îles. Un autre changement de personnel et de locomotives y aura lieu. Cette dernière section appartient à la Compagnie de chemin de fer Arnaud, dont Mines Wabush (Cliffs Natural Resources Inc.) est propriétaire. Le train de NML sera acheminé vers un basculeur de wagon rotatif à Pointe-Noire, distant de 35 km.

Infrastructure du port
Au port de Pointe-Noire, un basculeur de wagon rotatif déchargera chaque wagon-tombereau à une vitesse de 5 000 tonnes/heure. Les produits seraient alors séparés et stockés en différentes piles au moyen d’un appareil empileur-récupérateur. Les produits y seront repris et acheminés vers les engins de chargement de navires existants situés sur le quai de l’Administration portuaire de Sept-Îles. Le quai peut accueillir les navires océaniques de capacité allant jusqu’à 130 000 tpl.

Environnement :

Le Projet DSO a conçu un mode d’exploitation qui minimise l’impact environnemental :

  • le complexe de traitement et les installations connexes sont situées en zone minière avec installations existantes, en opération entre les années 1950 et 1980, puis abandonnée;
  • d’anciennes mines à ciel ouvert, sans poisson, seront utilisées pour déverser les rejets et les eaux de traitement, afin d’éviter les principaux impacts négatifs souvent associés à l’exploitation minière;
  • les fournitures et les produits seront transportés par chemin de fer existant;
  • les routes minières existantes seront refaites and utilisées au mieux pour garantir l’accessibilité;
  • l’aéroport existant de Schefferville sera utilisé.

S’il est impossible d’utiliser des secteurs déjà touchés ou des infrastructures existantes, des mesures d'atténuation appropriées devront minimiser les impacts. Des ententes sur les répercussions et les avantages compenseront les Premières Nations touchées par les impacts inévitables.

NML a obtenu du Gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador et du Gouvernement du Canada les approbations environnementales nécessaires aux deux premières phases du Projet DSO. L’étude d’impact environnemental pour la première phase du Projet DSO au Québec est bien avancée et progresse correctement.

Avancement de la construction:

À la suite des résultats positifs de l’étude de faisabilité, Tata Steel a exercé son droit d'investir dans le Projet DSO en septembre 2010. La coentreprise Tata Steel Minerals Canada Ltée (TSMC) a été mise sur pied pour la construction et l'exploitation de la mine. TSMC a établi un bureau distinct où travaille un groupe cadre de personnel technique et de gestion, qui profite du soutien des membres du personnel de NML ayant pris part à l’étude de faisabilité. Au fur et à mesure de l'avancement de la construction, TSMC embauchera du personnel d’exploitation et de soutien.

Les employés et fournisseurs de service et d’équipement potentiels doivent communiquer avec Tata Steel Minerals Canada (http://www.tatasteelcanada.com).

Une fois établie, la coentreprise TSMC a officiellement pris contrôle du projet. L’entreprise AECOM Technology Corporation (AECOM) de Montréal, au Québec, a été nommée entrepreneure IAGC chargée de la construction du projet. AECOM a commencé le travail d’ingénierie et d’approvisionnement concernant les volets à long terme. AECOM prépare également le début de la construction.

La première activité sur le terrain a été la mise en place d'un camp pour 200 personnes pour accueillir le personnel de construction. La préparation du site a commencé en août 2011 et l’assemblage des modules s'est terminé en décembre 2011. L’étape suivante sera la pose du dôme, afin que l’installation de l’équipement puisse se poursuivre l’hiver.

NML et Tata Steel développent un projet de minerai de fer à enfournement direct (« DOS » pour Direct Shipping Ore), de 4 millions de tonnes par an (mtpa), par l’entremise de la coentreprise Tata Steel Minerals Canada Ltd. Le projet DSO est en cours de construction, avec un début de production attendu pour le troisième trimestre 2012. Toute la production sera consommée par les opérations de Tata Steel en Europe. Le mois d’août 2011 a été marqué par le début de l’installation d’un camp qui abritera environ 200 travailleurs durant la période de construction.

Le 8 septembre 2011, les membres du Conseil d’administration de NML ont visité le site du projet DSO, afin de se rendre compte de l’évolution de la construction et de célébrer officiellement le début des activités sur le site.

 

Développement du projet

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Rapports techniques (PDF)

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22/02/2011
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