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DSO rocher et casque

New Millennium a été d'abord constituée en société le 8 août 2003 sous le nom de New Millennium Capital Corp. Le 14 juin 2011, avec l'aval des actionnaires, la société est devenue officiellement New Millennium Iron Corp ("NML"). Elle est un émetteur assujetti dans les provinces suivantes : Alberta, Colombie-Britannique, Saskatchewan, Manitoba, Ontario, Québec, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et Labrador. Les actions ordinaires de la société sont cotées à la bourse TSX sous le symbole "NML".

NML contrôle la Chaîne ferrifère Millennium, qui héberge l'un des plus grands gisements de minerai de fer non encore développés au monde. La chaîne est située dans les provinces de Terre-Neuve-et-Labrador (NL) et de Québec (QC), dans une zone appelée la fosse du Labrador. Longue d'environ 1 600 km, la fosse est un district minier historique et toutes les activités d'exploitation de minerai de fer en cours au Canada s'y déroulent. Les opérations minières ont commencé dès 1954, lorsque la Compagnie minière IOC (Iron Ore Company of Canada) a mis en place un accès ferroviaire allant de Schefferville jusqu'au port de Sept-Îles situé à environ 600 km au sud, au bord du golfe du Saint-Laurent.

En 2002, le principal fondateur de NML, Robert A. Martin, a créé LabMag Mining Corp. (LMC) après avoir acquis le gisement LabMag se trouvant à Terre-Neuve-et-Labrador, l'un des plus grands gisements de magnétite (taconite) non encore développés au monde. C'est comme jeune géologue au début des années 1960 que Robert Martin a découvert le gisement LabMag. L'équipe de professionnels expérimentés dans le domaine du minerai de fer qu'il a constituée par la suite a permis à LMC d'entreprendre une étude préparatoire à l'évaluation pour déterminer le potentiel économique du gisement de taconite. De 1966 à 1981, IOC était propriétaire de ce qui est connu aujourd'hui sous le nom de gisement LabMag. IOC a en outre réalisé de nombreux forages et des essais métallurgiques. LMC s'est servie des données publiquement accessibles et du savoir-faire de ses professionnels du minerai de fer pour réaliser son évaluation initiale.

Dès sa création, LMC a reconnu qu'il était important et nécessaire d'adopter des méthodes novatrices pour réduire les frais d'exploitation afin de se positionner comme un producteur compétitif et de s'assurer que ces ressources abondantes parviennent aux consommateurs de minerai de fer du monde entier. Pour sa part, NML a méticuleusement examiné les différents moyens de transport du concentré du minerai et a jugé qu'un pipeline à boues serait le moyen idéal pour le produire à faible coût et asseoir la viabilité économique du projet, en particulier lorsque les cours du minerai de fer sont bas. Le fonctionnement du pipeline à boues repose sur une technologie et des techniques conventionnelles. En outre, il est reconnu comme le moyen de transport le plus adéquat pour les concentrés minéraux. De nombreuses mines de fer l'utilisent dans le monde. Alimentés à l'énergie hydroélectrique, les pipelines à boues sont aussi considérés comme plus écologiques que les autres moyens de transport consommant du carburant à base de pétrole. Il faut savoir que les frais d'exploitation du pipeline à boues sont généralement de l'ordre de 20 % de ceux liés au transport ferroviaire.

En 2003, pour faire avancer le projet, LMC a décidé de faire appel à l'investissement des communautés des Premières Nations et d'envisager un partenariat avec elles, jugeant alors que la coopération et l'adhésion de la communauté permettraient de mettre les ressources en valeur avec succès. Il s'agissait là d'une démarche novatrice et inédite dans l'histoire de l'industrie minière canadienne. Un accord de partenariat a été signé avec la Nation Naskapi de Kawawachikamach (NNK). En échange d'une participation dans la propriété, NNK a financé les études environnementales de référence ainsi que les recherches archéologiques.

En août 2003, Robert Martin, Lee Nichols et plusieurs autres associés ont constitué la société de capital de démarrage appelée New Millennium Capital Corp. cotée à la bourse de croissance TSX, et dont le siège social se situait à Calgary, Alberta. En août 2004, par l'intermédiaire d'une société en commandite simple dans laquelle NML détenait 80 % des intérêts et dont NNK conservait les 20 % restants, NML a réalisé son opération admissible en achetant le gisement LabMag qui était la propriété conjointe de LMC et de NNK. NML a mobilisé 5 millions $ pour financer le programme initial d'exploration.

Le forage sur le site LabMag a commencé pendant l'été de 2004. Au même moment, NML a commencé à acquérir les gisements de minerai de fer à enfournement direct (DSO pour Direct Shipping Ore) ainsi que d'autres propriétés riches en taconite dans la zone de Schefferville. Toutefois, le Projet LabMag restait prioritaire et une étude de préfaisabilité a été achevée au deuxième trimestre de 2006. Le coût du Projet LabMag était estimé à environ 4 milliards $. NML a jugé qu'un tel mégaprojet avait besoin du financement d'un ou de plusieurs partenaires stratégiques.

À la lumière des résultats encourageants du forage sur le gisement voisin KéMag, NML a entrepris l'étude de préfaisabilité pour ce projet en 2007. Au cours de la même année, lorsqu'il s'est avéré que les partenaires éventuels préféraient mettre en valeur une propriété de moindre envergure avant de s'engager sur un mégaprojet, la société a commencé à développer le Projet DSO, sur installations déjà existantes, avec une production prévue annuelle de 4 millions de tonnes.

En 2007, NML a retenu les services de Crédit Suisse, Miller Mathis et d'autres experts-conseils indépendants pour approcher les plus grands sidérurgistes et les principales sociétés d'exploitation et de vente du minerai de fer au monde. En octobre 2008, NML a signé un accord de partenariat stratégique avec Tata Steel qui, dans le cadre de la transaction, a acquis 19,9 % des parts de NML pour un montant total d'environ 23 millions $. NML a utilisé ces fonds pour faire progresser l'étude de faisabilité du Projet DSO.

Sous réserve de la conclusion positive de l'étude de faisabilité, Tata Steel avait l'option d'acquérir 80 % du projet DSO en assurant un financement de 300 millions $ et en garantissant l'achat de 100 % de la production annuelle conforme à certaines normes de qualité pendant la durée de vie de la mine. NML conservait 20 % sous forme de participation reportée sans frais et contribuait pour 20 % aux dépenses d'investissement supérieures à 300 millions$. Tata Steel a aussi conservé une option sur la transaction relative aux gisements du Projet Taconite de NML.

En février 2010, NML a publié les résultats positifs de l'étude de faisabilité du Projet DSO. En juin de la même année, Tata Steel a investi 20 millions $ à titre de placement privé dans NML, augmentant ainsi sa participation à plus de 27 %. En septembre 2010, Tata Steel a exercé son option exclusive de participer au Projet DSO. Une société exploitante dénommée Tata Steel Minerals Canada Limited (TSMC), propriété conjointe de Tata Steel (80 %) et de NML (20 %) a ainsi été créée pour superviser la mise en oeuvre du projet et, ensuite, exploiter la mine. TSMC a chargé un entrepreneur IAGC (ingénierie, approvisionnement, gestion de construction) d'exécuter le projet DSO. Le 3 octobre 2012, NML a annoncé le début de la production de minerai de fines pour alimente les usines d’agglomération (CP1224). TSMC signale que le projet DSO (minerai de fer à enfournement direct) est en bonne voie de produire 2,0 Mt en 2013. La plupart des ententes nécessaires sont en place, et des activités de développement et de construction sont en cours d’atteindre les objectifs de production estimés au rythme de  4,2 Mtpa d’ici le quatrième trimestre en 2013 et 6 mt en 2015.

Le 6 mars 2011, Tata Steel a également signé une convention cadre irrévocable avec NML en vertu de laquelle Tata Steel exerce son droit exclusif de négocier et de conclure un projet de transaction concernant le Projet Taconite, et dont voici les points principaux.

Sous réserve de la conclusion positive de l'étude de faisabilité :

  • Tata Steel organisera le financement jusqu'à concurrence de 4,85 milliards $.
  • NML aura droit à une participation reportée sans frais de 20 %.
  • NML aura l'option d'acquérir une participation additionnelle de 16 % moyennant une contribution en capitaux propres.
  • NML aura un droit de premier refus pour l'acquisition auprès de Tata Steel d'une participation additionnelle de 4 %, haussant ainsi sa participation à 40 %.
  • Les parties ont convenu d'entreprendre l'étude de faisabilité, dont le coût est de 50 millions $. Tata Steel supportera 64 % des coûts.
  • Tata Steel devra prendre sa décision quant à l'investissement d'ici la fin du premier trimestre de 2013.

En 2010, NML a effectué un sondage de magnétomètre aéroporté sur toute la longueur de la Chaîne ferrière Millennium. L’interprétation des données du sondage indique la présence de plusieurs anomalies magnétiques au nord et au sud de ces gisements, dont certaines pourraient rivaliser les gisements de LabMag et KéMag. En 2011, un programme a été lancé impliquant le forage et l’analyse afin d’évaluer le potentiel des ressources de deux anomalies de taconite sur la Chaîne ferrière Millennium particulièrement – Lac Ritchie et Perault Lake -  qui sont détenus à 100% par NML, ainsi que d’explorer une poursuite éventuelle du gisement de KéMag vers LabMag dans la zone de Howells Lake. En 2012, la propriété de Lac Ritchie a ajouté 3,3 milliards de tonnes de ressources mesurées et indiquées et 1,4 milliards de tonnes de ressources minérales inférées à la base substantielle certifiée de ressources de taconite de NML (CP1211)

Au troisième trimestre de 2012, NML a terminé le forage sur la propriété de Perault Lake et sur la propriété de Sheps Lake, détenue à 80% par NML (Naskapi LabMag Trust par LabMag Limited Partnership (« LLP ») détient l’autre 20%.) Quarante-huit trous ont été forés dans Perault Lake et 22 trous dans Sheps Lake pour un total de 3.891 et 1.918 mètres, respectivement (CP1223). Résultats des estimations de ressources pour ces deux gisements sont prévus en 2013. Si une découverte majeure est faite, NML prévoit, dépendamment de la disponibilité des ressources, d’accélérer le développement de ces ressources pour réaliser sa vision et créer de la valeur pour ses actionnaires.